Les deux Tigres

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 Les armes de l'infanterie

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steiner

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Localisation : Châlons en Champagne

MessageSujet: Les armes de l'infanterie   Dim 13 Jan - 17:44

1) Les origines :
En occident, la première arme à feu fut la bombarde utilisée en 1326, lors de la bataille de Crécy. Sa conception et son fonctionnement était relativement simple. L’arme était constituée d’un tube en bronze fermé à une extrémité. A l’arrière, sur le dessus du tube, on trouvait un orifice appelé lumière qui communiquait avec l’intérieur de l’arme. On effectuait le chargement en introduisant par la bouche la charge de poudre que l’on tassait; ensuite on enfournait le projectile que l’on poussait au fond du tube. Par la lumière, on introduisait une tige métallique rougie au feu, qui provoquait la détonation de la poudre, créant un volume de gaz considérable. Pour pouvoir s’échapper, ces gaz devaient chasser violemment le projectile. La bombarde pouvait tirer des projectiles en pierre ou en fer. Elle était peu précise est avait une portée de quelques centaines de mètres.

Une version allégée de la bombarde équipa petit à petit l’infanterie, ce fut l’arquebuse puis le mousquet. Le chargement ce faisait toujours par la bouche, on tassait la poudre avec une baguette puis on introduisait la balle qui était repoussée à son tour au fond du tube.  Les opérations de chargement étaient longues, elles demandaient entre une et deux minutes suivant le degré d’entraînement du tireur.


2) L’évolution :
Au cours du 18ème siècle apparut la première amélioration, le canon rayée. Des rayures en spirales furent usinées à l’intérieur du canon de l’arme. Elle communiquait, lors du tir, un mouvement de rotation au projectile sur lui même, donnant ainsi une plus grande précision.
Ces fusils à canons rayés furent surtout utilisés par les chasseurs et très peu à des fins militaires. Ces armes étaient chargées par la bouche et la grande difficulté était de faire prendre les rayures au projectile. La seule solution était de forcer la balle dans le canon avec une baguette d’acier chassée à coup de maillet, opération longue et fastidieuse.

Au début du 19ème Siècle  apparut la deuxième innovation importante, la cartouche. Elle regroupait dans une même enveloppe l’amorce, la poudre et la balle.
Sur les premiers modèles, les étuis étaient en cartons, mais après bien des tâtonnements et des brevets, la cartouche que l’on connaît aujourd’hui apparut.



L’étui contenant la charge de poudre chargée de propulser la balle était en laiton. Pour des raisons compréhensibles de sécurité, la charge de poudre était très peu sensible aux chocs et à la chaleur, c’est à dire difficile à faire détoner. Il fallait donc l’appoint d’un autre explosif sensible au chocs, en général du Fulminate de mercure. Le Fulminate contenu dans une petite amorce était placée au culot de l’étui.
Pour faire partir la balle, un choc violent devait être donné à l’amorce. Ce choc était donné par le percuteur qui sous l’action d’un puissant ressort venait heurter l’amorce.

L’évolution suivante fut le chargement par la culasse. Ce mécanisme permettait d’ouvrir et de fermer l’arrière du canon. Mais ce principe de l’ouverture et de la fermeture soulevait le problème du verrouillage et du déverrouillage. En effet, il ne suffisait pas de boucher la partie arrière du tube ; au départ du coup, les gaz exerçaient une pression considérable vers l’arrière et il fallait, pour que la fermeture soit hermétique que la culasse fasse corps avec le tube.
Exactement comme une porte qui, si elle était simplement poussée, était projetée avec violence par un courant d’air et qui devait être fermée par un verrou pour résister à la pression du vent.
Les premières fusils avaient tous des culasses commandées à la main, et usaient d’une multitudes de mécanismes.
Le verrouillage par levier était de loin le plus pratique de tous ceux-ci. Avec ce système, la culasse était fermée par un dispositif très similaire au verrou servant à fermer les portes des habitations.


3) Fusils à culasse à verrou :
Les premiers fusils à culasse à verrou étaient à un coup, mais rapidement les premiers fusils à répétitions apparurent. Ils possédaient un magasin contenant plusieurs cartouches et un système de ressort qui les introduisaient successivement dans la culasse.



1- Canon;
2- Lame chargeur;
3- Percuteur;
4- Ressort du magazin;
5 & 8 - Ressort du percuteur;
6- Verrou de culasse;
7- Queue de détente.
 
Concernant sa conception, un fusil à verrou avait une culasse forée dans toute sa longueur pour pouvoir y loger le ressort récupérateur et permettre le passage du percuteur. Pour ouvrir la culasse, on effectuait un mouvement d’un quart de tour vers le haut puis on tirait la culasse vers l’arrière, cette action permettait d’une part de comprimer le ressort du percuteur, et d’autre part d’éjecter de la chambre, l’étui du coup précédent.
Pour refermer la culasse, on effectuait un mouvement vers l’avant puis un quart de tour vers le bas, cet action permettait d’engager une cartouche dans la chambre de l’arme, celle ci était prête à tirer.

Durant la 2ème guerre mondiale, la plupart des nations utilisèrent des fusils à culasses à verrou, le Mauser 98K (Allemagne), le Lee enfield N°4 (Angleterre), le Springfield M1903 (USA), le Mosin-Nagant M1891/30,
Etc.


Mauser 98K (Allemagne)


Lee Enfield N°4 (Angleterre)


Mosin-Nagant M1891 (URSS)

4) Fusils semi-automatique :
Un fusil semi-automatique fonctionne sur le principe de l’emprunt des gaz. Quand un coup part, une partie des gaz est dérivé du canon qui repoussent ensuite un piston, celui ci compressant ensuite le ressort récupérateur. Le déplacement du piston fait reculer la culasse en position arrière, qui éjecte hors de la chambre l’étui du dernier coup. L’arme est prête à tirer.



Le tireur est ainsi déchargé de tout opération de réarmement, il peut ainsi prendre une nouvelle visée et presser la queue de détente pour tirer. La cadence de tir est beaucoup plus soutenue qu’avec un fusil à culasse à verrou.

Les USA entrèrent en guerre avec le Garand M1 ainsi que la carabine M1. Les Allemands de leur cotés possédaient le Gewehr 43. Par la suite les Fallschirmjagergewehr 42 (FG42) et le MP43 (Sturmgewehr 44) entrèrent en service. Les Soviétiques n’étaient pas en reste avec le SVT 40.


Garand M1 (USA)


Carabine M1 (USA)


G43 (Allemagne)


SVT 40 (URSS)


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MessageSujet: Re: Les armes de l'infanterie   Dim 20 Jan - 19:27

5) Les pistolets mitrailleurs :
Le pistolet mitrailleur (PM) appelé familièrement mitraillette, et une arme légère tirant des munitions de pistolet. Le premier PM apparut au cours de la première guerre mondiale.
C’était une arme Italienne connue sous le nom de Villar Perosa. L’idée fut reprise par les Allemands qui produisirent rapidement le Bergmann (1918).
Le développement suivant fut le fameux pistolet mitrailleur Thompson, modèle 1921-1928, rendus célèbre par les gangster de Chicago, dans les années 30.
Mais ce fut au cours de la deuxième guerre mondiale que le pistolet mitrailleur connut son age d’or.


PM Thompson (USA)

Fonctionnement :
Tous les pistolets mitrailleurs fonctionnent suivant le principe de la ‘’culasse non calée’’. L’arme possède un lourd bloc culasse mobile et un puissant ressort récupérateur. La culasse est armée à la main pour le premier coup, elle est relâchée par l’action du tireur sur la queue de détente.
Au moment du tir, la pression des gaz s’exercent également contre le culot du projectile et la culasse mobile. En raison de son faible poids, la balle quitte le canon avant que la culasse ne commence à reculer. L’impulsion donnée à la culasse compresse le ressort récupérateur, ce mouvement de recul extrait en même temps l’étui vide qui est éjecté de l’arme.
Sous l’action du ressort, la culasse revient en avant, prenant au passage la première cartouche du chargeur et l’introduisant dans la chambre. Un téton métallique en saillie à l’avant de la culasse, provoque la mise à feu de la nouvelle cartouche et le cycle recommence ainsi jusqu'à épuisement du chargeur, ou bien relâchement de la queue de détente par le tireur.


MP 40 (Allemagne)

Les munitions :
Conditionnés dans des chargeurs droits, courbe ou circulaire, les munitions  sont de taille et de puissance réduites, l’arme la plus puissante fut la Thompson utilisant la munition du Colt 1911, du calibre 45 (11,43 mm).  
Un chargeur droit ou courbe peut contenir une trentaine coups, les chargeurs circulaires comme celui du PPSH Soviétiques pouvaient contenir jusqu'à 71 coups !


PPSH (URSS)

Utilisation:
De conception simple et très légers, les PM ont en général une portée efficace de 100 m maximum. C’est l’arme idéales pour les partisans et les unités de commandos, qui ont besoin d’un volume de feu important tout en restant mobile.
A la fin de la guerre, les Soviétiques armèrent des bataillons complets en PM, alors que du coté Allemands, ceux ci tentèrent de pallier le manquent d’hommes expérimentés en créant les unités de volksgrenadiers, armés de PM et de fusils d’assaut.


Sten MK2 (Angleterre)


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MessageSujet: 6) Les mitrailleuses   Dim 3 Fév - 18:22

Les premières mitrailleuses apparurent dans la deuxième moitié du 19ème siècles, le canon à balles Français utilisé durant la guerre de 1870, la mitrailleuse du Dr Gatling dont la première démonstration fut faites en 1862. Mais la première vrais mitrailleuse entièrement automatique fut créée par Hiram Stevens Maxim.
La mitrailleuse Maxim différait des autres armes, par le fait qu’elle utilisait les gaz produit par le tir, pour enchaîner les opérations d’approvisionnement, verrouillage, tir, déverrouillage, extraction et éjection.
Vendue et employé par la plupart des grandes puissances, elle fonctionnait par court recul du canon et du bloc culasse. Ce principe est encore utilisé aujourd’hui dans la plupart des mitrailleuses modernes.

Sont emploi durant la guerre des Boers et la guerre Russo-Japonaise prouva qu’une mitrailleuse bien servis, pouvait interdire tout mouvement en terrain découvert et qu’une poignée d’hommes pouvait tenir tête à un effectif bien supérieur.
Au cours de la première guerre mondiale, la plupart des belligérants employèrent des mitrailleuses fonctionnant sur le principe de la Maxim.
Sur la zone des combats, l’emploi de la mitrailleuse et de l’artillerie modifia rapidement l’apparence du champ de bataille mais aussi des tactiques. Les combattants s’enterrèrent, tandis que du coté des opérations, les assauts étaient précédés par des pilonnages d’artillerie.
Le rôle de ces préparations d’artillerie, était de provoquer une brèche dans les lignes adverses, en nivelant les tranchées et en mettant l’infanterie adverse hors de combat. L’infanterie devait ensuite nettoyer et tenir le terrain tout en repoussant les contre attaque adverse. Pour cela, il fallait que des mitrailleuses puissent suivrent au plus prêt les première vagues d’assaut. Malheureusement, le poids excessif des mitrailleuses  (la Maxim M1908 sur son affût pesait plus de 60 Kg,), sans parler des difficultés du terrain, ralentissait leur mouvement.

Ainsi, quand une position était conquise, très souvent les contre attaques qui s’ensuivaient repoussaient les assaillants.

La plupart des belligérants cherchèrent à mettre au points des armes automatiques plus légères. Les Anglais les premiers mirent au points le fusil mitrailleur Lewis, équipés d’un boîtier chargeur circulaire, l’arme pouvait être servis par un seul homme. En 1918, chaque escouade en possédait une.
Du coté des Allemands, il y eu la MG08/15, qui bien que plus légère pesait quand même 17 Kg. Les Français mirent au point le FM Chauchat, utilisant la même munition que le Lebel. L’arme bien que peut fiable resta en service jusqu'à la fin de la guerre. Certains modèle équipèrent les unités de réserve en 1940, (on ne jette rien, dans l’armée Française ! !)  
Du coté des USA, le FM BAR  équipa l’infanterie. Trop légère pour être un vrai fusil mitrailleur et trop lourde pour être un bon fusil, il équipa les fantassins Américain en 1917/18, mais une version améliorée équipa les GI jusqu'à la guerre de Corée, en 1953 !

Quand éclata la 2ème GM, toutes les armées possédaient des mitrailleuses moyennes ou lourdes ainsi que des mitrailleuses légères ou bien des fusils mitrailleurs. Les différents modèles fonctionnaient soit par emprunt de gaz, soit par action des gaz sur la culasse.

France

Mitrailleuse moyenne Hotchkiss


Fusil mitrailleur 24/29



Angleterre

Mitrailleuse moyenne Vickers


Fusil mitrailleur Bren



URSS

Mitrailleuse moyenne Maxim


Mitrailleuse moyenne SG43


Fusil mitrailleur DP28



Allemagne

Les MG 34 et 42 pouvait être utilisé aussi bien comme mitralleuse légère que moyenne, il suffisait de placer l'arme sur un affût tripode. On pouvait monter sur l'affût un systéme de visée permettant au tireur d'ajuster son tir tout en restant abrité.

Mitrailleuse légère MG34


Mitrailleuse moyenne MG34


Mitrailleuse légère MG42


Mitrailleuse moyenne MG42

USA


Mitrailleuse lourde Cal. 50 HM2


Mitrailleuse moyenne Cal. 30 M1919A4


Fusil mitrailleur BAR
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